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COMMUNIQUE DE PRESSE

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by December 19, 2018 Uncategorized

COMMUNIQUE DE PRESSE

SOS-TORTURE/BURUNDI souffle ses trois bougies

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  1. L’organisation SOS-TORTURE a le plaisir d’annoncer au public qu’en cette journée du 19 décembre 2018, elle fête ses 3 ans de fonctionnement.
  2. Cette organisation a été créée le 19 décembre 2015 en pleine période de violations massives des droits de l’homme au Burundi où la plupart des organisations des droits de l’homme étaient soit suspendues soit radiées par le Ministre de l’Intérieur, Pascal Barandagiye.
  3. Le principe de départ de SOS-TORTURE / BURUNDI est d’« Informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires».
  4. Trois ans après, le principe reste le même car les promoteurs de SOS-TORTURE/BURUNDI gardent cette détermination de documenter les graves violations des droits humains et de constituer des rapports fiables issus d’un monitoring effectué par des défenseurs qui se trouvent sur terrain. C’est la meilleure façon de contribuer efficacement à la promotion du respect des droits humains au Burundi et d’accompagner les victimes dans leur quête de justice.
  5. C’est donc bien un choix fait[1] dès le début, au lendemain des massacres qui ont emporté des centaines de jeunes, exécutés sommairement dans leurs propres quartiers après les attaques des camps militaires en Marie de Bujumbura le 11 et 12 décembre 2015.
  6. Le bilan de SOS-Torture/Burundi, depuis décembre 2015, est de 157 rapports hebdomadaires où différentes violations des droits de l’homme sont documentées soit   plus de 780 cas d’assassinat, 100 cas de disparitions forcées, 320 cas de torture, 5000 cas d’arrestations arbitraires ainsi que plus de 40 cas de viols. Nombreux de ces abus qui ont été perpétrés par les agents des Services de sécurité dont la police, service National des renseignements, de l’armée et des éléments de la milice imbonerakure, restent jusqu’aujourd’hui sans attirer aucune attention de la Justice.
  7. Ces données quantitatives ont servi dans le plaidoyer auprès des acteurs nationaux et internationaux afin d’agir face à l’inaction de la justice burundaise qui demeure toujours un instrument d’oppression des opposants politiques, des défenseurs des droits de l’homme et de toute personne critique vis-à-vis de l’autorité politico-administrative.
  8. SOS-TORTURE / BURUNDI se réjouit d’ores et déjà que ses rapports aient contribué, aux côtés de ceux d’autres Défenseurs des Droits de l’Homme, à attirer l’attention des mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme la situation au Burundi.
  9. Les rapports du Haut-Commissariat des Nations Unies, du Conseil des Droits de l’Homme, de la commission d’enquête de l’ONU sur les violations graves des droits de l’homme au Burundi et l’ouverture d’une enquête par la Cour Pénale Internationale sont des résultats palpables où les publications des défenseurs des droits de l’homme comme SOS-TORTURE/BURUNDI et celles des autres sont prises en comptes.
  10. Concernant le secteur judiciaire, SOS-TORTURE / BURUNDI a lancé un périodique « Bulletin de Justice » pour informer le public sur le dysfonctionnement de la Justice burundaise, tant dans le pénal que dans le civil, qui occasionne d’énormes préjudices tant à l’Etat qu’aux citoyens, loin de la presse et des réseaux sociaux.
  11. En effet, certains magistrats sombrent dans le militantisme politique et dans des actes de corruption, favorisant ainsi des vices de procédure et des crimes économiques au détriment des justiciables qui n’ont plus droit à un procès équitable et dont les biens sont spoliés au profit des détenteurs du pouvoir d’argent et des armes.
  12. SOS-TORTURE/BURUNDI a décidé d’initier ce bulletin qui est à son 4ème numéro afin de contribuer à redorer le blason de la Justice et lui permettre des redonner confiance aux justiciables en jouant son rôle de pilier d’un Etat de Droit au Burundi.
  13. Dans ses perspectives, SOS-TORTURE / BURUNDI voudrait couvrir toute l’étendue du pays et répertorier chaque violation commise à n’importe quel coin du territoire, reculé soit-il car sa détermination n’a jamais été ébranlée malgré la situation difficile qu’endurent les défenseurs des droits de l’Homme au Burundi. En conséquence, le nombre de moniteurs invisibles sur terrain devrait être augmenté afin d’atteindre l’objectif.
  14. L’organisation SOS-Torture/ BURUNDI remercie tous ceux qui ont contribué la réalisation de sa mission ainsi que ceux qui l’ont encouragé de telle manière ou de telle autre.
  15. Elle espère poursuivre encore longtemps cette mission et continuer à mener un plaidoyer pour un respect intégral des droits de l’Homme au Burundi.

 

Par Maître Armel NIYONGERE

Directeur de SOS-TORTURE/BURUNDI

 

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