Catégorie : Monitoring Des Violations Des Droits Humains
Retour au parti unique et droits humains à l’épreuve … Qui « prépare une tombe suffisamment grande pour contenir le Burundi » au cimetière de Mpanda ?
Rapport hebdomadaire numéro 504 sur la situation des droits de l’homme /Burundi
Le présent rapport de SOS-Torture Burundi couvre la période du 2 au 9 août 2025. Il documente les cas de violations des droits de l’homme commises sur le territoire burundais.
Au cours de cette période, une (1) personne a été assassinée par des Imbonerakure dans la province de Burunga.
Le rapport signale aussi le cas d’une (1) personne qui a été enlevée par des agents du Service National de Renseignement (SNR) dans la province de Bujumbura.
Burundi : Rapport hebdomadaire numéro 503 sur la situation des droits de l’homme
Le présent rapport de SOS-Torture Burundi couvre la période du 26 juillet au 2 août 2025. Il documente les cas de violations des droits de l’homme commises sur le territoire burundais.
Au cours de cette période, deux (2) personnes ont été assassinées par des Imbonerakure dans la province de Burunga.
Le rapport signale également le cas de deux (2) élèves qui ont été arbitrairement arrêtés et détenus par la police dans la province de Burunga ainsi que deux (2) cas d’enlèvements ou de disparitions forcées perpétrés par des agents du Service National de Renseignement (SNR) dans les provinces de Bujumbura et de Butanyerera
Télecharger ici le Rapport hebdomadaire no 503.
RAPPORT N° 502 DE SOS-TORTURE BURUNDI PUBLIE LE 27 JUILLET 2025
Le présent rapport de SOS-Torture Burundi couvre la période du 19 au 26 juillet 2025. Il documente les cas de violations des droits de l’homme commises sur le territoire burundais.
Au cours de cette période, trois (3) personnes ont été assassinées dans les provinces de Bujumbura, Gitega et Butanyerera, tandis que trois (3) autres ont été grièvement blessées dans une attaque à la grenade dans la province de Bujumbura.
26 Juin : Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture : METTRE UN TERME A L’EROSION DES DROITS HUMAINS ET DES VALEURS DEMOCRATIQUES AU BURUNDI
BULLETIN DE JUSTICE N° 82 du 30 Juin 2025
Editorial
Comme à l’accoutumée, le monde a célébré, le 26 juin 2025 la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, proclamée par l’ONU afin de lutter contre la torture et d’accompagner les victimes. Le Burundi a adhéré à la Convention contre la torture en 1993, intégrant ses principes dans sa législation, notamment en inscrivant l’interdiction absolue de la torture dans sa Constitution de 2018.Trente-deux ans après l’adhésion du Burundi à la Convention, la situation des droits humains au Burundi demeure alarmante, particulièrement depuis la crise de 2015, qui se manifeste toujours par des violations systématiques, notamment des disparitions forcées et des détentions arbitraires, visant particulièrement les opposants politiques.
Des organisations de la société civile rapportent une impunité persistante et l’absence de progrès significatifs dans la mise en œuvre des recommandations du Comité contre la Torture depuis 2023. Le même constat a été fait par le Rapporteur spécial des Nations Unies, Fortuné Gaëtan Zongo. Lors du dialogue interactif sur le Burundi tenu à Genève, le 26 juin 2025, Il a dénoncé un climat politique verrouillé et une impunité généralisée, avec des atteintes aux droits fondamentaux qui persistent, malgré une apparente normalisation. D’autres acteurs étatiques et non étatiques lui ont emboîté le pas au cours de ces assises.
Plus préoccupant encore, les élections législatives et communales de juin 2025, tenues dans ce climat délétère, ont accéléré l’érosion des droits civils et politiques suite à des manipulations électorales ayant consacré l’hégémonie du parti au pouvoir au Parlement et dans l’administration territoriale.
La présente édition du Bulletin de Justice attire l’attention de l’opinion publique et des partenaires du Burundi sur la persistance alarmante des violations des droits humains dans un nouveau paysage politique de monopartisme de fait, incarné par le CNDD-FDD (Conseil National de Défense de la Démocratie-Force pour la Défense de la Démocratie), au détriment des principes de participation citoyenne et d’obligation de rendre compte.
SOS-TORTURE Burundi s’inscrit ainsi dans le plaidoyer en faveur de l’urgente nécessité d’un dialogue politique inclusif en vue de la restauration de la stabilité politique et de la démocratie, notamment à travers le rétablissement et la mise à jour de l’Accord d’Arusha, d’autant plus que le troisième mandat de Pierre Nkurunziza en 2015, qui a plongé le pays dans l’imbroglio politico-judiciaire persistant, a été invalidé en 2021 par la Cour de Justice de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est, The East African Court of Justice (EACJ).
Ainsi, la première partie revient sur la portée symbolique de la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture, proclamée dans l’intention de sensibiliser le monde à l’élimination de la torture en application de la Convention Internationale Contre la Torture dont le Burundi est partie depuis 1993.
La deuxième partie décrit le climat délétère de violation des droits de l’homme au Burundi dans lequel la journée a été célébrée le 26 juin 2025, au regard de l’ampleur des préoccupations exprimées au cours du dialogue interactif tenu à Genève sur le Burundi et par des procédures spéciales qui ont adressé en avril 2025 une communication au Gouvernement sur les violations.
Enfin, la troisième partie, suivie d’une conclusion et des recommandations, aborde l’impact des élections de 2025-2027 sur la dégradation des institutions démocratiques et des droits de l’homme ainsi que sur la nécessité d’un dialogue politique inclusif pour mettre un terme à cette descente aux enfers du Burundi depuis 2015.
RAPPORT N° 501 DE SOS-TORTURE BURUNDI PUBLIE LE 20 JUILLET 2025
Le présent rapport de SOS-Torture Burundi couvre la période du 12 au 19 juillet 2025. Il documente les cas de violations des droits de l’homme commises sur le territoire burundais.
Au cours de cette période, trois (3) personnes ont été assassinées dans les provinces de Bujumbura et de Butanyerera.
RAPPORT N° 500 DE SOS-TORTURE BURUNDI PUBLIE LE 13 JUILLET 2025
Le présent rapport de SOS-Torture Burundi couvre la période du 5 au 12 juillet 2025 et documente les cas de violations des droits de l’homme commises sur le territoire burundais.
Au cours de cette période, trois (3) personnes ont été assassinées dans les provinces de Cankuzo, Cibitoke et Ngozi.
RAPPORT N° 499 DE SOS-TORTURE BURUNDI PUBLIE LE 6 JUILLET 2025
Le présent rapport de SOS-Torture Burundi couvre la période du 28 juin au 5 juillet 2025 et documente les cas de violations des droits de l’homme commises sur le territoire burundais.
Au cours de cette période, sept (7) personnes ont été assassinées dans les provinces de Bujumbura et Rumonge.
Le rapport signale également le cas d’une (1) personne qui a été grièvement blessée par des Imbonerakure dans la province de Ruyigi.
RAPPORT N° 498 DE SOS-TORTURE BURUNDI PUBLIE LE 29 JUIN 2025
Le présent rapport de SOS-Torture Burundi couvre la période du 21 au 28 juin 2025 et documente les cas de violations des droits de l’homme commises sur le territoire burundais.
Au cours de cette période, une (1) personne a été assassinée dans la province de Muyinga.
Le rapport signale également le cas d’une (1) personne qui a été grièvement blessée par des policiers dans la province de Makamba.
Appel urgent de la société civile burundaise indépendante pour une approche équitable de la mémoire des crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis au Burundi
De : Organisations de la société civile indépendante du Burundi :
- Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Burundi (ACAT Burundi)
- Association des Journalistes Burundais en Exil (AJBE)
- Association burundaise pour la protection des droits de l’homme et des personnes détenues (APRODH)
- Centre pour le Renforcement de l’Éducation et du Développement de la Jeunesse (CREDEJ)
- Coalition Burundaise des Défenseurs des Droits de l’Homme (CBDDH)
- Coalition pou r l a des Défense des droits Humains Vivant dans les Camps des Réfugiés (CDH/VICAR)
- Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale (CB-CPI)
- Coalition de la Société Civile pour le Monitoring Électoral (COSOME)
- Collectif des Avocats pour la défense des Victimes de crimes de droit International commis au Burundi (CAVIB)
- Ensemble pour le Soutien des Défenseurs des Droits Humains en danger (ESDDH)
- Forum pour la Conscience et de Développement (FOCODE)
- Forum pour le Renforcement de la société civile au Burundi (FORSC)
- Light for all
- Ligue ITEKA
- Mouvement INAMAHORO
- Mouvement des femmes et filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi (MFFPS)
- Réseau des Citoyens Probes (RCP)
- SOS Torture-Burundi
- Tournons la Page-Burundi (TLP-Burundi)
- Union Burundaise des Journalistes (UBJ)
À l’attention de :
- M. Antonio Guterres, Secrétaire-général de l’Organisation des Nations unies
- Mme Wairimu Alice Ndaritu, Conseillère spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la prévention du génocide
- Ambassadeur Philemon Yang, Président de l’Assemblée Générale des Nations unies
- Monsieur Volker Türk, Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme
- Mr. Bernard Duhaime, Rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion de la vérité, de la justice, et des garanties de non-répétition
- Représentants permanents auprès des Nations unies
Excellences, avec notre très haute considération,
Nous, les organisations de la société civile indépendante signataires, avons été informées de la tenue d’un événement parallèle prévu au siège des Nations Unies, le 25 juin 2025, intitulé « Le génocide de 1972 contre les Hutus du Burundi : de la mémoire à l’action dans le cadre de la responsabilité de protéger ». Cet intitulé pose de sérieuses préoccupations éthiques, juridique et politique.
La reconnaissance d’un génocide est une démarche hautement sensible, strictement encadrée par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948. A ce jour, aucun organe international compétent n’a qualifié juridiquement les événements de 1972commeun génocide au sens du droit international.
Depuis la crise politique qui secoue de pleins fouets le Burundi depuis 2015, la Commission Vérité Réconciliation (CVR) qui est devenue un instrument politique utilisé par le parti au pouvoir (le CNDD-FDD) ne mène qu’un travail solitaire qui ne fait que diviser la mémoire des Burundais victimes de plusieurs tragédies qui ont endeuillé à la fois les tutsi et les hutu simultanément ou à des séquences séparées. La tenue d’un tel événement sous l’égide des Nations Unies risque d’avaliser une lecture partielle, unilatérale et politisée de l’histoire burundaise.
Appel Urgent_de la société civile burundaise _indépendante à l’ONU _Juine 2025

