10 Déc

En cette Journée des droits de l’homme : Appel conjoint pour la protection des Burundais

À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, SOS-Torture Burundi et le Centre Raoul Wallenberg dénoncent la grave détérioration des droits humains au Burundi en 2025. Ils signalent arrestations arbitraires, torture, disparitions forcées et répression accrue en période électorale. Les conditions carcérales restent inhumaines, marquées par la surpopulation et la malnutrition. Plus de 110 000 réfugiés burundais en Tanzanie subissent pressions, discriminations et risques de rapatriement forcé. Les organisations appellent urgemment les autorités burundaises, tanzaniennes, le HCR et la communauté internationale à agir.

Trouvez ici la Déclaration conjointe du 10 décembre 2025 FR

26 Nov

Déclaration de la Société Civile : Quatre Ans Après l’Arrêt de la Cour de l’EAC, le Burundi Persiste dans l’Illégalité

A l’occasion du quatrième anniversaire de l’arrêt N°01/2020 de la chambre d’appel de la Cour de Justice de l’Afrique de l’Est qui a été rendu à Bujumbura en date du 25 novembre 2021 et qui a déclaré définitivement le troisième mandat de Nkurunziza comme étant illégal, les organisations de la société civile burundaise signataires publient la présente déclaration afin de rappeler le caractère contraignant de cette décision et de dénoncer son non-respect par le Gouvernement du Burundi.

Lire ici la Déclaration-quatrième anniversaire Arrêt EAC-25nov2025

25 Nov

Dire NON aux Violences Basées sur le Genre(VBG) : l’appel fort de SOS-Torture Burundi

A l’occasion des 16 Jours d’Activisme contre les Violences Basées sur le Genre, SOS-Torture Burundi réaffirme avec force son engagement indéfectible dans la protection des droits humains et la lutte contre toutes les formes de violences dirigées contre les femmes, les filles et les personnes en situation de vulnérabilité.

Veuillez touver ici la Déclaration de SOS-Torture/Burundi sur les 16jrs d’activisme 2025

12 Sep

Rapport de Sos Torture Burundi sur les irrégularités constatées pendant les élections collinaires du 25 août 2025 FR

Des citoyens devant un bureau de vote pour fustiger les irrégularités constatées (Journal IWACU)

L’expérience des scrutins précédents, législatifs, communaux et sénatoriaux de juin et juillet 2025 a montré une tendance récurrente à la manipulation des élections par les autorités, avec l’appui de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), dont l’impartialité est largement remise en cause par de nombreux observateurs nationaux et internationaux.

C’est dans ce contexte marqué par la défiance généralisée,  un climat de peur et  de domination politique du CNDD-FDD que se sont tenues les élections collinaires du 25 août 2025. Le présent rapport met en lumière les irrégularités documentées dans plusieurs provinces et communes, afin de témoigner des graves dysfonctionnements ayant entaché l’intégrité de ce scrutin et de contribuer à la mémoire collective ainsi qu’aux efforts de plaidoyer pour des élections libres, équitables et crédibles au Burundi

Téléchargez le rapport ici

 

30 Août

Burundi : la société civile s’inquiète face aux nombreux cas de disparitions forcées en 2025

Burundi : la société civile s’inquiète face aux nombreux cas de disparitions forcées en 2025

30 août 2025. À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, SOS Torture Burundi, le Mouvement des Femmes et des Filles pour la Paix et la Sécurité au Burundi et l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) expriment leur vive inquiétude face à la recrudescence des cas de disparitions forcées et à la dégradation continue de la situation des droits humains au Burundi. Ces violations s’inscrivent dans une répression systématiquement documentée depuis 2015, marquée par le recours aux disparitions forcées, aux arrestations arbitraires, à la torture ainsi qu’à d’autres formes de violence d’Etat visant principalement les membres de partis d’opposition, des militants politiques, ainsi que des citoyens perçus comme critiques envers le pouvoir.

Declaration_Disparitions_Forcees_Burundi_2025_

20 Août

Burundi : Face à la multiplication des facteurs de risque, il est impératif de proroger le mandat du Rapporteur spécial

Alors que de graves violations et atteintes aux droits humains continuent d’être commises au Burundi dans un contexte d’impunité généralisée, et que le pays est entré dans un long cycle électoral, qui a commencé avec les élections législatives et communales de 2025 et culminera avec l’élection présidentielle de 2027, et qui est associé à de multiples facteurs de risque de violations graves des droits humains et d’atrocités criminelles, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies devrait maintenir son examen rigoureux de la situation dans le pays. Lors de sa 60ème session (8 septembre-8 octobre 2025), il devrait proroger le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi.

Télechargez ici HRC60-Lettre des OSC sur le prolongement du mandat du Rapporteur spécial au Burundi

11 Fév

Violation totale du Cadre Juridique de l’intervention militaire en RDC : UNE MENACE POUR LA SECRUTE ET LA PAIX AU BURUNDI ET DANS LA REGION DES GRANDS LACS

 

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Editorial

Dans sa conférence de presse du 3 janvier 2025, le président du CNDD-FDD, Réverien Ndikuriyo se réjouissait de la bonne mise en œuvre de l’accord de coopération militaire (tenu secret) entre le Burundi et la RD Congo pour combattre les groupes rebelles dans ce pays, dont le M23 au Nord-Kivu.

Dans sa conférence de presse du 3 janvier 2025, le président du CNDD-FDD, Réverien Ndikuriyo se réjouissait de la bonne mise en œuvre de l’accord de coopération militaire (tenu secret) entre le Burundi et la RD Congo pour combattre les groupes rebelles dans ce pays, dont le M23 au Nord-Kivu.1

Au cours des jours suivants, l’armée burundaise, comme ses alliés congolais, FDLRs et sud-africains, ont subi de lourds revers lors des affrontements du 14 janvier 2025 avec le M23 à Ngungu, dans le territoire de Masisi, où au moins 200 soldats burundais auraient été tués. 2

Très embarrassé, le porte parole de l’armée burundaise, le Général de Brigade, Gaspard Baratuza, au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue le 16 janvier 2025, a reconnu, sans fournir des détails, des pertes d’hommes sur le champ de bataille, tout en fustigeant « les informations propagandistes, manipulées » émanant des réseaux sociaux qui faisaient état de plus de 400 militaires burundais tués ou capturés par les rebelles du M23.3

Il est à rappeler que la recrudescence des combats au Nord-Kivu a eu lieu au lendemain de la visite éclair du président congolais, Félix Tshisekedi à Bujumbura , le 22 décembre 2024 où il a rencontré son homologue Evariste Ndayishimiye pour discuter « des questions relatives à la coopération entre leurs pays respectifs et la question sécuritaire dans la Région des Grands-Lacs ».4

Une semaine plus tôt, le sommet tripartite de Luanda qui devait réunir les chefs d’Etat du Rwanda et de la RDC autour du Médiateur dans le conflit congolais Joao Lourenço d’Angola avait été annulé à la dernière minute et par surprise le15 décembre 2024.5

La présente édition du Bulletin de Justice aborde la problématique de l’implication de l’armée burundaise dans une guerre illégitime en RD Congo et qui occasionne des pertes importantes en vies humaines des militaires burundais déployés illégalement en territoire étranger pour des intérêts inavoués et sectaires d’une poignée de caciques du parti CNDD-FDD au pouvoir.

Puis, au delà des pertes en vies humaines, la dérive politique du CNDD-FDD d’engager le Burundi dans des alliances politico-ethniques avec les milieux véhiculant l’idéologie génocidaire au niveau régional expose le Burundi aux risques de conflit violent avec le Rwanda au détriment des peuples des deux pays qui partagent pourtant les mêmes valeurs humaines et socio-culturelles.

Cette tendance a été illustrée par des propos négationnistes du génocide des Tutsi du Rwanda tenus par le président du CNDD-FDD Réverien Ndikuriyo au cours de la conférence mentionnée du 3 janvier 2025. Pour lui, « le Rwanda pleurniche toujours au sujet du génocide commis contre des Tutsis il y a de cela 30 ans sans qu’il ait pu mettre hors d’état de nuire les présumés génocidaires alors qu’il n’a jamais cessé de les traquer jusqu’en RDC ». Il tournait en dérision les reproches selon lesquelles l’armée burundaise serait de connivence en RD Congo avec les FARDC, Wazalendo et FDLRs, tenants de l’idéologie génocidaire des Tutsi au Rwanda en 1994.1

Ainsi à travers la présente publication, SOS-TORTURE BURUNDI s’inscrit dans le plaidoyer en faveur d’une culture de bonne gouvernance et de la promotion de l’État de droit au Burundi par le respect de la loi, en scrutant le cadre juridique de l’intervention des militaires burundais en République Démocratique du Congo.

L’objectif de l’analyse vise donc à attirer l’attention de l’opinion publique sur les conditions du déploiement de l’armée burundaise en territoire étranger en violation du cadre légal régissant l’intervention militaire burundaise en territoire étranger, avec toutes les conséquences qui en découlent tant sur le plan humain, politico-diplomatique et sécuritaire.

Il est aussi question d’interpeler les autorités burundaises au strict respect de la loi dans les opérations susceptibles de mettre en danger la vie des militaires burundais tout en les mettant devant leurs propres responsabilités relativement aux violations éventuelles de la loi.

Ainsi, la première partie traite du cadre légal de l’intervention de l’armée burundaise à l’étranger. La deuxième partie revient sur le déploiement des militaires burundais en République Démocratique du Congo tandis que la troisième et dernière partie est consacrée aux conséquences de l’intervention militaire burundaise en RDC sur la paix et la stabilité dans la Région des Grands- Lacs. Enfin, une conclusion générale est tirée et des recommandations sont formulées à l’endroit des autorités politiques et militaires responsables directes et/ou indirectes des violations de la loi qui ont endeuillé des familles entières des militaires.

La Rédaction

1 Burundi Daily, 9 Janvier 2025, Kigali irrité par les propos de Révérien Ndikuriyo sur la présence des FDLR à l’est de la RDC, Lien : https://www.burundidaily.net/post/kigali-irrite-par-les-propos-de-reverien-ndikuriyo-sur-la-presence-des-fdlr-a-lest-de-la-rdc

1 Yaga-Burundi, 6 janvier 2025 Conférence de presse du CNDD-FDD, Lien : https://www.yaga-burundi.com/conference-presse-cndd-fdd/

2 Igihe, 17 janvier 2025, L’armée burundaise reconnaît la perte de ses soldats en RDC, Lien : https://fr.igihe.net/L-armee-burundaise-reconnait-la-perte-de-ses-soldats-en-RDC.html

3 Radio Indundi Culture, 17 Janvier 2025, Burundi : Les pertes de l’armée en RDC, une situation confuse, Lien : https://indundi.com/burundi-les-pertes-de-larmee-en-rdc-une-situation-confuse/

4 Géopolis-Magazine, 23 décembre 2024, RDC – Burundi : Tshisekedi et Ndayishimiye en tête-à-tête pour parler coopération et sécurité, Lien : https://geopolismagazine.org/rdc-burundi-tshisekedi-et-ndayishimiye-en-tete-a-tete-pour-parler-cooperation-et-securite/

5 Géopolis-Magazine, 23 décembre 2024, RDC – Burundi : Tshisekedi et Ndayishimiye en tête-à-tête pour parler coopération et sécurité, Lien: https://geopolismagazine.org/rdc-burundi-tshisekedi-et-ndayishimiye-en-tete-a-tete-pour-parler-cooperation-et-securite/

11 Déc

Déclaration de la société civile sanctionnant la commémoration du 9ème anniversaire des massacres du 11 et 12 décembre 2015 commis au Burundi

Déclaration de la société civile sanctionnant la commémoration du 9ème anniversaire des massacres du 11 et 12 décembre 2015 commis au Burundi.

A l’occasion de la commémoration du neuvième anniversaire des massacres perpétrés par les services   de sécurité du Burundi, en connivence avec les Imbonerakure   en dates du 11 et 12 décembre 2015 contre les populations civiles réputées comme opposées au troisième mandat inconstitutionnel de feu Président Nkurunziza, les organisations de la société civile indépendante signataires de la présente portent à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit :

Déclaration de la société Civile sanctionnant la commémoration du 9ème anniversaire des massacres du 11 et 12 décembre 2015 commis au Burundi (1)

30 Oct

« ALERTE SUR LA DERIVE SOCIO-POLITIQUE AU BURUNDI : LA SOCIETE CIVILE EN EXIL DENONCE LA REPRESSION ET L’IMPOSTURE A LA VEILLE DES ELECTIONS DE 2025 »

Le Burundi connait une crise socio-politique continue, caractérisée par plusieurs cas de violation des droits humains dont des meurtres, des assassinats, des viols, des actes de tortures, d’enlèvements, de disparitions forcées et de détentions arbitraires. Cette situation a causé un déplacement massif des citoyens burundais, dont plus de 250.000 vivant toujours dans les camps des réfugiés tandis que la majorité des citoyens burundais vit dans une peur panique chronique.

Depuis le début de l’année 2024, la crise économique a empiré la situation des burundais suite à la dépréciation de la monnaie burundaise, la rareté des devises, la pénurie persistante du carburant ainsi que la montée exponentielle des prix des biens de première nécessité.

Cette crise politique et économique a débuté en 2015 et se pérennise encore aujourd’hui sur fond d’un conflit non résolu, depuis la décision illégale de feu président Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir en violation de la Constitution et de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation. Cette forfaiture a d’ailleurs fait l’objet d’une affaire portée devant la Cour de justice de la communauté est africaine qui a déclaré que ce troisième mandat avait violé la Constitution du Burundi, l’accord d’Arusha et le traité de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est. Malgré cela, le Gouvernement du Burundi a constamment rejeté toute proposition de dialogue entre burundais en vue de la résolution de la crise de 2015 et de ses conséquences.

Lire l’intégralité de la déclaration.

30.10.2024 Declaration OSC CONTEXTE Burundi V.F

3 Mai

Burundi: Déclaration conjointe à l’occasion de la journée internationale de la presse

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse,19 organisations de la société civile burundaise unissent leurs voix pour dénoncer la persécution continue des 2 journalistes et la violation éhontée de la liberté de la presse. Depuis le début de la crise politique de 2015 consécutive au 3ème mandat anticonstitutionnel du Président Pierre Nkurunziza, le Burundi s’illustre par la dégradation continue des conditions de travail des journalistes et la restriction drastique de l’espace civique orchestrée par le régime CNDD-FDD au pouvoir.

BURUNDI Déclaration sur la liberté de la presse